Les histoires racontées par Jésus: Perdus et retrouvés, Luc 15:1–10

juin 29, 2016

par Peter Amsterdam

[The Stories Jesus Told: The Lost and Found, Luke 15:1–10]

Au chapitre 15 de l’Evangile de Luc, Jésus exprime de très belle manière la pensée intime de Dieu concernant le salut et la restauration. Il justifie son association avec les pécheurs et dénonce l’attitude de ceux qui L’ont critiqué et mal jugé, en racontant trois paraboles aux scénarios similaires—la brebis perdue, la pièce perdue, et le fils perdu. Dans cet article, je parlerai des deux premières paraboles, et je consacrerai le prochain article à la parabole du fils perdu.

L’histoire commence ainsi:

Les collecteurs d'impôts et autres pécheurs notoires se pressaient tous autour de Jésus, avides d'écouter ses paroles. Les pharisiens et les spécialistes de la Loi s'en indignaient et disaient: « Cet individu fréquente des pécheurs notoires et s'attable avec eux! »[1]

Les pharisiens et les spécialistes de la loi critiquaient Jésus, pas seulement parce qu’Il mangeait avec des pécheurs mais aussi parce qu’Il les recevait. Ils désapprouvaient le fait qu’Il mange avec eux et qu’Il accepte leurs invitations à venir manger chez eux, mais ce qu’ils réprouvaient encore plus, c’était la façon dont Il « les recevait », en faisant preuve d’hospitalité, et il se peut d’ailleurs qu’Il en ait invité à manger. Le fait de recevoir des invités et de se réunir autour d’un repas revêt un sens particulier et est une marque d’approbation.[2]

Voici comme l’explique l’auteur Joachim Jeremias :

Pour bien comprendre la portée de ce que Jésus faisait en s’attablant avec des « pécheurs », il faut savoir que dans les sociétés orientales, aujourd’hui encore, c’était un honneur d’inviter un homme à diner. C’était une main tendue, c’était une offre de paix, de confiance, de fraternité et de pardon; en somme, partager un repas signifiait partager sa vie … Dans le judaïsme en particulier, le partage d’un repas à table est un partage devant Dieu, parce que le fait de manger un morceau de pain partagé entre les convives signifie que chacun prend part à la bénédiction prononcée par le maître de maison avant la fraction du pain. C’est ainsi que, lorsque Jésus s’attable avec des publicains (collecteurs d’impôts) et des pécheurs, il ne s’agit pas seulement d’un événement social,  ce n’est pas seulement l’expression de son extraordinaire humanité et de sa générosité sociale, ou de sa sympathie pour ceux qui étaient exclus, mais c’est un événement qui revêt une importance capitale, beaucoup plus profonde. Ces repas sont l’expression de la mission et du message de Jésus. L’inclusion des pécheurs dans la communauté du salut, exprimée par le partage d’un repas, est l’expression la plus significative du message de l’amour rédempteur de Dieu.[3]

La brebis perdue

En réponse aux critiques formulées par les pharisiens et les spécialistes de la loi, Jésus défendit et expliqua ses actions dans trois paraboles, dont la première est une des scènes les plus connues de toute la Bible:

« Si l'un de vous possède cent brebis, et que l'une d'elles vienne à se perdre, n'abandonnera-t-il pas les quatre-vingt-dix-neuf autres au pâturage pour aller à la recherche de celle qui est perdue, jusqu'à ce qu'il l'ait trouvée. Et quand il l'a retrouvée, avec quelle joie il la charge sur ses épaules pour la ramener! Aussitôt rentré chez lui, il appelle ses amis et ses voisins, et leur dit: «Venez partager ma joie, car j'ai retrouvé ma brebis qui était perdue.» Je vous assure qu'il en est de même au ciel: il y aura plus de joie pour un seul pécheur qui change de vie, que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n'en ont pas besoin. »[4]

La plaidoirie de Jésus commence par cette question: « Si l'un de vous possède cent brebis … ». Bien qu’on trouve dans l’Ancien Testament des références positives sur les bergers, et bien que Dieu soit appelé le Berger d’Israël, la société palestinienne du premier siècle de notre ère n’avait pas une très haute opinion des bergers. A l’époque de Jésus, ceux qui gardaient les brebis étaient automatiquement classés parmi les « pécheurs », étant donné que leur occupation était considérée comme déshonorante. Les bergers étaient souvent assimilés à des voleurs, car ils emmenaient leurs troupeaux paître dans des champs qui ne leur appartenaient pas ; ils n’avaient pas le droit d’être témoins au cours d’un procès ; pour l’essentiel, ils avaient plus ou moins le même statut peu enviable que les collecteurs d’impôts haïs de tous. L’introduction de Jésus était en elle-même une provocation, puisqu’Il demande à ces dirigeants religieux d’imaginer qu’ils sont des bergers – donc des pécheurs –  ce qui ne correspondait absolument pas à l’image qu’ils avaient d’eux-mêmes. De plus, Jésus leur avait posé cette question de telle manière qu’ils ne pouvaient qu’être d’accord avec le fait que n’importe quel berger se trouvant dans cette situation s’empresserait d’aller chercher la brebis perdue.

Comme en général, les paraboles ne donnent pas beaucoup de détails, on ne nous dit pas ce qui arrive aux 99 autres brebis pendant que le berger part à la recherche de celle qui est perdue. Si l’on considère qu’il aurait été difficile, voire impossible, à un seul homme de s’occuper tout seul d’un troupeau de cent brebis[5], on peut en conclure qu’un autre berger était resté pour s’occuper du troupeau ou les avait ramenées à la bergerie. Il est probable que le berger ne possédait qu’une partie des brebis, et que les autres appartenaient aux membres de sa famille élargie ou à d’autres villageois, étant donné que les familles de paysans juifs possédaient en moyenne entre cinq et quinze brebis.[6]

Les brebis sont des animaux grégaires ; elles vivent en troupeaux, et quand l’une d’elles est séparée du troupeau, elle devient complètement désorientée. Elle s’allonge et refuse de bouger, et elle attend que le berger vienne. Quand il trouve la brebis, le berger la prend dans ses bras et l’emporte sur ses épaules pour l’emmener à la bergerie. C’est plus difficile qu’il n’y paraît. Une brebis pèse en moyenne 35 kilos, et par conséquent, c’est assez compliqué et fatigant de la porter sur une longue distance.

La brebis perdue, même si elle était la seule à s’être perdue sur une centaine de brebis, était importante pour le berger. Elle était perdue et il fallait donc la trouver, et une fois qu’il l’a retrouvée, le berger s’est réjoui. L’étape suivante consistait à la ramener laborieusement à la maison et à la réintégrer au troupeau. Mais l’histoire ne s’arrête pas là.

Aussitôt rentré chez lui, il appelle ses amis et ses voisins, et leur dit: «Venez partager ma joie, car j'ai retrouvé ma brebis qui était perdue.»[7]

Le village tout entier se réjouit de ce que le berger, qui était parti tout seul à la recherche de la brebis, soit revenu sain et sauf, et que la brebis ait été retrouvée indemne. La phrase grecque pour dire « il appelle ses amis et ses voisins » est parfois employée pour décrire une invitation à une fête. Il se peut qu’une partie des réjouissances du village ait consisté en un repas partagé par tous pour célébrer ces retrouvailles. Nous retrouverons le même scenario de réjouissances et probablement de fête, quand la pièce sera retrouvée dans la seconde parabole. Enfin, dans la troisième histoire, nous verrons que les retrouvailles du père avec le fils prodigue seront célébrées par une fête au cours de laquelle où mangera un veau engraissé. Le fait d’avoir retrouvé et récupéré ce qui était perdu était une occasion de joie !

Jésus termine son histoire par ces mots:

Je vous assure qu'il en est de même au ciel: il y aura plus de joie pour un seul pécheur qui change de vie, que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n'en ont pas besoin.[8]

Jésus dit clairement que Dieu éprouve une grande joie quand quelqu’un reçoit le salut. « Au ciel, il y aura plus de joie » signifie que « Dieu éprouve une grande joie » pour un seul pécheur qui se repent. 

Cette parabole n’aurait pas manqué de rappeler à ses auditeurs le chapitre 34 du livre d’Ezéchiel, dans lequel des brebis dispersées errent dans les montagnes sans que personne ne se donne la peine de partir à leur recherche ; alors Dieu dit qu’Il ira Lui-même à leur recherche pour les secourir et les recueillir, et qu’Il établira sur elles un berger issu de la lignée du roi David. Ils se seraient aussi souvenus des avertissements d’Ezéchiel adressés à ceux qui ne prenaient pas bien soin des brebis.

En réponse à ceux qui Le critiquaient de montrer de l’amour aux pécheurs, Jésus leur raconta une histoire dans laquelle Dieu part à la recherche de ceux qui sont perdus, et où Il n’hésite pas à payer le prix de leur salut ou de leur rétablissement, et la joie qu’Il éprouve quand un de ceux qui étaient perdus est retrouvé. Jésus leur raconte une histoire qui illustre le caractère de Dieu et son amour pour tous ceux qui ont besoin du salut, quels qu’ils soient et quel que soit le milieu social auquel ils appartiennent. L’attitude des pharisiens, qui critiquent Jésus parce qu’Il fréquente des pécheurs, est présentée comme étant contraire à la nature et au caractère de Dieu. Au lieu d’aller chercher et de secourir les brebis perdues, les pharisiens prônaient la séparation d’avec les pécheurs perdus.

Cette parabole, comme beaucoup d’autres, est présentée dans le format « à plus forte raison » : si l’humble berger n’a pas hésité à se mettre à la recherche de la brebis perdue pour la ramener dans le troupeau, à plus forte raison Dieu n’hésitera pas à chercher et secourir ses enfants perdus. 

La pièce perdue

Jésus souligne l’importance de ce point en le répétant dans la parabole de la pièce perdue. Cette parabole est une nouvelle réponse à la question posée dans la première parabole, sauf que cette fois-ci, le personnage principal de l’histoire est une femme au lieu d’être un berger méprisé. Dans la Palestine du premier siècle de notre ère, les femmes étaient considérées comme inférieures aux hommes. Dans ces deux paraboles, Jésus commence son histoire par un effet de choc, en présentant des personnages auxquels son auditoire se serait senti supérieur.

« Ou bien, supposez qu'une femme ait dix pièces d'argent et qu'elle en perde une, ne s'empressera-t-elle pas d'allumer une lampe, de balayer sa maison et de chercher soigneusement dans tous les recoins jusqu'à ce qu'elle ait retrouvé sa pièce? Et quand elle l'a trouvée, elle rassemble ses amies et ses voisines et leur dit: « Réjouissez-vous avec moi, j'ai retrouvé la pièce que j'avais perdue.» De même, Je vous le déclare, il y a de la joie parmi les anges de Dieu pour un seul pécheur qui change de vie. »[9]

A cette époque, la plupart des villages ruraux étaient autosuffisants; ils fabriquaient leurs propres tissus et produisaient leur propre nourriture. Les espèces sonnantes et trébuchantes auraient été rares et par conséquent, pour un foyer paysan, la pièce d’argent perdue aurait valu beaucoup plus que sa valeur monétaire représentant la journée de travail d’un ouvrier.[10] Apparemment, pour cette femme, la perte de la pièce était une perte importante. L’importance de la perte est encore plus évidente quand on la compare à la première parabole, dans laquelle c’est une brebis sur cent qui est perdue. Ici, c’est une pièce sur dix qui est perdue, et comme nous le verrons dans la parabole du fils perdu, c’est un fils sur deux qui est perdu.

En général, les maisons des pauvres en Palestine n’avaient qu’une seule porte et on ôtait quelques pierres du mur, près du toit, pour la ventilation ; il y avait donc très peu de lumière naturelle dans la maison.[11] Le fait qu’elle allume une lampe apparaît donc comme une réaction tout à fait logique pour essayer de retrouver la pièce. On imagine très bien l’anxiété qui est la sienne quand elle balaie la maison et se met à chercher la pièce dans tous les recoins, en passant et repassant le balai, en déplaçant les meubles, jusqu’à ce qu’elle la trouve. Tout comme le berger qui cherchait sa brebis perdue, elle cherche « jusqu'à ce qu'elle l’ait retrouvée ». Dans cette parabole, ce qui ressort, c’est la rigueur méthodique et la diligence de sa recherche.

Dès qu’elle a trouvé la pièce qu’elle avait perdue, elle appelle ses amies et ses voisines pour se réjouir avec elles de l’avoir retrouvée. Le mot grec qui a été traduit par « elle rassemble » est au genre féminin, donc cela sous-entend qu’elle a appelé d’autres femmes pour se réjouir avec elle, et cela a sans doute inclus un repas de fête pour célébrer l’événement. 

La phrase « Réjouissez-vous avec moi » reprend les paroles adressées par le berger à ses voisins. Tout comme le berger, la femme invite ses amies et ses voisines à partager sa joie d’avoir retrouvé ce qu’elle avait perdu. 

Jésus reprend ensuite la phrase qu’Il a employée dans la première parabole, lorsqu’Il dit: « De même, Je vous le déclare », ou comme le rendent d’autres traductions, « Je vous le dis. » Cette formule est reprise tout au long des quatre Evangiles quand Jésus fait une déclaration formelle, et elle est employée 45 fois dans l’Evangile de Luc. Dans ce cas précis, Il l’emploie pour déclarer: 

« Il y a de la joie parmi les anges de Dieu pour un seul pécheur qui change de vie. »[12]

« De la joie parmi les anges », traduit dans d’autres versions par « de la joie devant les anges », correspond à « la joie au ciel » décrite dans la première parabole. Cela exprime la joie de Dieu d’avoir retrouvé ce qui était perdu.

L’image de la femme qui allume la lampe, balaie toute la maison, et cherche la pièce illustre la diligence et les efforts que Dieu déploie pour chercher les âmes perdues. Comme pour l’histoire du berger qui part à la recherche de la brebis perdue, Jésus fait valoir que si une femme qui a perdu une pièce la recherche diligemment et se réjouit de l’avoir trouvée, à plus forte raison Dieu ira-t-Il chercher ceux qui sont perdus et se réjouira-t-Il une fois qu’Il les aura trouvés.

Ces deux paraboles, sur les trois que Jésus a racontées en réponse aux critiques des pharisiens et des spécialistes de la loi qui Lui reprochaient de fréquenter et de manger avec des pécheurs, éclairent la position de Dieu sur la rédemption et la restauration. Dans ces deux paraboles, nous voyons Dieu représenté sous les traits d’un berger et d’une femme. Tous deux tiennent beaucoup à ce qu’ils ont perdu; ils se démènent pour les retrouver, et se réjouissent grandement une fois qu’ils les ont récupérés.

Contrairement aux pharisiens et aux spécialistes de la loi qui critiquaient Jésus pour ses fréquentations, Dieu s’emploie à sauver ceux qui sont perdus. Il ne fait aucun cas de leur statut social, de leur richesse, de leurs origines, ni de savoir s’ils sont religieux ou pas. Il va les chercher parce qu’ils sont perdus et qu’il faut les retrouver. Il va les chercher parce qu’Il les aime, parce qu’Il s’intéresse à eux et qu’Il veut les ramener à Lui.

Les pharisiens fréquentaient uniquement les gens qu’ils considéraient comme justes, et ils restaient à l’écart de tous ceux qu’ils considéraient comme iniques. Selon un adage rabbinique ultérieur, « personne ne s’associe à des pécheurs, même pour leur apporter la Torah »[13], ce qui fait écho à l’attitude des pharisiens. Les actes et les paroles de Jésus illustraient le fait que la position de Dieu était de chercher ceux qui étaient perdus—en fréquentant ceux qui étaient séparés de Dieu et qui, par conséquent, avaient besoin de rédemption et de restauration, et en partageant un repas avec eux, en les invitant et en leur manifestant de l’amour et de la sollicitude. Au contraire des pharisiens, Il n’hésitait pas à fréquenter les pécheurs pour leur apporter le salut. Il comprenait la nature profonde de Dieu.

Dieu qui, par son Esprit, convainc le monde en ce qui concerne le péché, la justice et le jugement[14], ne s’efforce pas seulement de retrouver les perdus, mais Il les rétablit auprès de Lui, comme on le voit avec le berger qui se sacrifie en portant la brebis perdue pour la ramener au troupeau. Nous voyons la même abnégation chez Jésus qui donne sa vie pour nous et qui nous sauve pour nous ramener auprès de son Père. Et quand cela arrive, Dieu se réjouit grandement!

Il est bon de se rappeler que lorsque Dieu recherche ceux qui sont perdus, nous sommes souvent les instruments de ce sauvetage. Une de nos responsabilités de chrétiens est de partager l’Evangile avec ceux qui en ont besoin. Est-ce que nous nous mettons à la disposition du Seigneur lorsqu’Il nous envoie quelqu’un dans le besoin ? Est-ce que nous ouvrons l’œil pour reconnaître ceux qu’Il met sur notre route? Et une fois que nous sommes face à quelqu’un qui a besoin de l’amour de Dieu et de sa vérité, est-ce que nous faisons ce qui est nécessaire pour témoigner à cette personne et lui présenter le message de Dieu en des termes qu’il ou elle pourra comprendre?

Nous devrions nous demander si nous reflétons fidèlement la nature de Dieu envers les perdus, ou bien si notre attitude rappelle davantage celle des pharisiens. Est-ce que nous restons à l’écart des gens qui sont spirituellement démunis en raison de leur statut social, de leur situation économique, de leur origine raciale, ou de leur religion? Ou bien sommes-nous accueillants et enclins à montrer l’amour de Dieu à tous, y compris à ceux qui sont opprimés, à ceux qui ont une personnalité difficile, aux exclus, à ceux que la société méprise ? Reconnaissons-nous que, parfois, les gens qui paraissent les moins prometteurs sont ceux qui répondent le mieux à la gentillesse, à l’amour et à la compréhension dont on fait preuve à leur égard ? Sommes-nous prêts à côtoyer les perdus  pour pouvoir leur montrer l’amour inconditionnel de Dieu et leur offrir le salut ?

Voici ce qu’en dit l’auteur Klyne Snodgrass:

Jésus n’a jamais approuvé le péché, ni laissé les gens dans leur péché, ni exprimé du dédain envers les pécheurs. Il était le reflet de son Père et les invitait à recevoir le pardon de Dieu et à participer au Royaume de Dieu. Quoi que l’on puisse ajouter, la grâce initiale et l’approbation de Dieu, manifestées par Jésus, doivent être évidentes dans chacun de nos actes.

Puissions-nous tous prendre modèle sur la nature et le caractère de Dieu, dans nos échanges avec les gens qui ont besoin de son amour et du salut.


Perdus et retrouvés, Luc 15:1–10

1 Les collecteurs d'impôts et autres pécheurs notoires se pressaient tous autour de Jésus, avides d'écouter ses paroles.

2 Les pharisiens et les spécialistes de la Loi s'en indignaient et disaient : « Cet individu fréquente des pécheurs notoires et s'attable avec eux! »

3 Alors Jésus leur répondit par cette parabole :

4 Si l'un de vous possède cent brebis, et que l'une d'elles vienne à se perdre, n'abandonnera-t-il pas les quatre-vingt-dix-neuf autres au pâturage, pour aller à la recherche de celle qui est perdue, jusqu'à ce qu'il l'ait trouvée?

5 Et quand il l'a retrouvée, avec quelle joie il la charge sur ses épaules pour la ramener!

6 Aussitôt rentré chez lui, il appelle ses amis et ses voisins et leur dit : «Venez partager ma joie, car j'ai retrouvé ma brebis qui était perdue. »

7 Je vous assure qu'il en est de même au ciel: il y aura plus de joie pour un seul pécheur qui change de vie, que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n'en ont pas besoin.

8 Ou bien, supposez qu'une femme ait dix pièces d'argent et qu'elle en perde une, ne s'empressera-t-elle pas d'allumer une lampe, de balayer sa maison et de chercher soigneusement dans tous les recoins jusqu'à ce qu'elle ait retrouvé sa pièce?

9 Et quand elle l'a trouvée, elle rassemble ses amies et ses voisines et leur dit : « Réjouissez-vous avec moi, j'ai retrouvé la pièce que j'avais perdue. »

10 De même, Je vous le déclare, il y a de la joie parmi les anges de Dieu pour un seul pécheur qui change de vie. »


NB:

Sauf indication contraire, les passages bibliques cités sont extraits de la Sainte Bible, version du Semeur, copyright ©2000 par la Société Biblique Internationale. Tous droits réservés. Avec permission.


[1] Luc 15:1–2.

[2] Kenneth E. Bailey, Poet and Peasant [Poète et Paysan], (Grand Rapids: William B. Eerdmans Publishing Company, 1976), 143.

[3] Joachim Jeremias, New Testament Theology [Théologie du Nouveau Testament] (New York: Charles Scribner’s Sons, 1971), 115.

[4] Luc 15:4–7.

[5] Bailey, Poet and Peasant [Poète et Paysan], 149.

[6] Idem, 148.

[7] Luc 15:6.

[8] Luc 15:7.

[9] Luc 15:8–10.

[10] Bailey, Poet and Peasant [Poète et Paysan], 157.

[11] Simon J. Kistemaker, The Parables, Understanding the Stories Jésus Told [Les Paraboles: comprendre les histoires racontées par Jésus] (Grand Rapids: Baker Books, 1980), 175.

[12] Luc 15:10.

[13] Klyne Snodgrass, Stories With Intent [Récits instructifs] (Grand Rapids: William B. Eerdmans Publishing Company, 2008), 101.

[14] Jean 16:8–9.